Emballage & DIY

Calendrier de l'Avent en tissu : coudre 24 pochettes à suspendre sur un ruban

Emballage & DIY · · Publié le 2026-11-01

Le calendrier de l'Avent en carton dure vingt-quatre jours, puis part au recyclage. Une version en tissu, faite de petites pochettes numérotées et nouées sur un ruban, ressert chaque année et se remplit de ce que l'on veut : un chocolat, un mot, une énigme, un petit objet. C'est un ouvrage de débutant, répétitif et sans difficulté technique, qui se prépare en quelques soirées de novembre. En 2026, le premier dimanche de l'Avent tombe le 29 novembre, mais la plupart des calendriers s'ouvrent simplement du 1er au 24 décembre : il reste donc le temps de s'y mettre.

Choisir la forme avant le tissu

Trois montages reviennent le plus souvent, et le choix décide de tout le reste.

La guirlande
Vingt-quatre pochettes indépendantes, suspendues par une boucle ou une pince à un long ruban tendu d'un bout à l'autre d'une cheminée, d'une fenêtre ou d'un escalier. C'est la forme la plus souple : on retire une pochette, on la remplit, on la raccroche.
Le panneau à poches
Une grande pièce de toile sur laquelle on coud des rangées de poches plaquées, accrochée à un tasseau ou à une baguette. Plus long à faire, mais plus stable.
La branche
Une branche de bois flotté ou un manche à balai peint, suspendue par un ruban à ses deux extrémités, sous laquelle pendent les pochettes à des hauteurs différentes. Joli sur un mur nu, mais réservé aux pochettes légères.

Pour une première fois, la guirlande est la plus indulgente : une pochette ratée se refait sans toucher aux autres, et l'on peut en coudre quelques-unes chaque soir.

Le tissu et les quantités

Une pochette de 12 cm sur 15 cm une fois finie accueille un chocolat, une clémentine ou un petit carnet. On la coupe dans un rectangle de 14 cm sur 34 cm (deux faces d'un seul tenant, plus les marges et le repli de la coulisse). En comptant les pertes, un tissu de 140 cm de laize donne une dizaine de rectangles par tranche de 35 cm de longueur : trois bandes, soit un peu plus d'un mètre, suffisent pour les vingt-quatre si l'on garde le même tissu. Pour alterner deux ou trois imprimés, mieux vaut des coupons de 50 cm. On vérifie la laize réelle sur le coupon : elle varie selon les tissus et les fournisseurs.

Les toiles de coton, le lin, le métis ou une vieille nappe font d'excellentes pochettes : elles se tiennent, se repassent et se lavent. Les chutes d'autres ouvrages conviennent très bien, à condition de les avoir lavées avant. On évite les tissus trop fins, qui laissent deviner le contenu, et les tissus épais, qui rendent la coulisse difficile à serrer. La feutrine, qui ne s'effiloche pas, permet de faire des pochettes sans ourlet, découpées et assemblées au point de feston, à la manière de nos décorations de sapin en feutrine.

Coudre une pochette à coulisse

  1. Surfiler ou zigzaguer les deux petits côtés du rectangle, qui deviendront l'ouverture.
  2. Plier le rectangle en deux, endroit contre endroit, dans le sens de la longueur du tissu : on obtient 14 × 17 cm.
  3. Coudre les deux côtés à 1 cm du bord, en s'arrêtant à 4 cm du haut. Ouvrir les coutures au fer.
  4. Replier le haut de 1 cm, puis de 2 cm, et piquer au ras du pli pour former la coulisse. Elle reste ouverte sur les côtés, là où l'on a arrêté la couture.
  5. Retourner, repasser, puis passer à l'épingle à nourrice un ruban étroit ou un cordon d'environ 45 cm dans la coulisse, et nouer les extrémités.

Cette méthode suit le principe du pochon à lien, détaillé pas à pas dans notre guide de l'emballage cadeau en tissu. En série, on enchaîne chaque étape sur toutes les pochettes avant de passer à la suivante.

La variante à rabat. Pour les plus jeunes, qui peinent à défaire un nœud serré, une pochette plate dont le haut se replie en rabat, fermé par un bouton-pression ou un velcro cousu, est plus simple. On coupe alors le rectangle un peu plus long, de 6 à 8 cm, pour former le rabat.

Numéroter de 1 à 24

Le numéro se pose de préférence avant l'assemblage, sur le rectangle encore à plat : c'est plus facile, et l'envers ne se voit plus une fois la pochette cousue.

Une astuce de présentation : ne pas suspendre les pochettes dans l'ordre. Chercher le numéro du jour fait partie du jeu.

Le ruban qui porte tout

Pour la guirlande, le ruban de support doit être solide et ne pas se détendre sous le poids : un gros-grain de 15 à 25 mm, un galon de coton ou un sergé conviennent mieux qu'un satin, qui glisse et laisse les pochettes se regrouper au centre. Nous comparons leurs comportements dans notre guide pour reconnaître les rubans. On compte la longueur à couvrir plus 60 cm environ pour les nœuds d'accroche aux deux bouts.

Chaque pochette s'accroche par son lien de coulisse, noué autour du ruban de support, ou par une petite boucle de ruban cousue au dos. Des pinces à linge en bois, éventuellement numérotées elles aussi, permettent de déplacer les pochettes sans rien dénouer. Vingt-quatre pochettes pleines pèsent : au-delà de deux mètres de portée, un point d'attache au milieu évite que le ruban ne fasse un ventre. Des nœuds à boucles placés aux extrémités, ou une cocarde au centre, cachent les fixations et donnent un air de fête ; les gestes sont expliqués dans notre article sur les nœuds de ruban.

Le panneau à poches, en quelques mots

Pour la version panneau, on coupe une toile de fond de 60 cm sur 90 cm environ, doublée ou entoilée pour qu'elle reste plane. Les poches, de 10 cm sur 12 cm, sont ourlées en haut, leurs trois autres bords repliés au fer, puis plaquées et piquées sur le fond en six rangées de quatre. On trace la grille à la craie avant de commencer, en laissant 3 à 4 cm entre les poches et une marge plus large en haut pour la baguette. Une coulisse cousue au dos, en haut du panneau, reçoit le tasseau ; un ruban noué à ses deux extrémités sert d'attache murale. Une poche trop remplie fait gondoler la toile : on réserve les objets lourds à la rangée du bas.

Que glisser dedans ?

Le contenu change d'une année à l'autre, et c'est tout l'intérêt. Quelques idées qui ne demandent pas d'achat : un mot doux, une devinette, une carte « bon pour » (une histoire de plus, un dessert choisi, une sortie), une étape d'un jeu de piste qui mène au cadeau du 24, une photo de famille ancienne avec sa date au dos, une graine à semer au printemps. Une liste des contenus de chaque année, glissée dans la boîte de rangement, évite les répétitions.

Pour un calendrier destiné à de très jeunes enfants, on évite les petits objets qui peuvent être avalés, et l'on vérifie que boutons et pressions sont solidement cousus.

Après le 24 décembre

Un calendrier en tissu ne vit longtemps que s'il est bien rangé. Les pochettes se lavent au besoin, à basse température, se repassent, puis se rangent à plat ou roulées autour du ruban de support, dans une boîte en carton ou une taie d'oreiller, à l'abri de la lumière et de l'humidité, avec les rubans et pinces. Une étiquette sur la boîte évite de la chercher en novembre suivant. Une pochette abîmée se remplace par une nouvelle, cousue dans une chute de l'année.

Et pour les emballages qui accompagnent malgré tout les fêtes, la fiche de l'ADEME consacrée au papier cadeau rappelle qu'il se dépose avec les papiers et emballages, et qu'on peut aussi le remplacer par des pochettes en tissu réutilisables ou par le furoshiki.

Sources